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Le Gui... un parasite ?

Le Gui... un parasite ?

Ah, le gui ! Voilà une plante bien particulière, entourée de légendes et de traditions, mais qui joue aussi un rôle bien réel dans la vie des arbres.

Qu’est-ce que le gui ?

Le gui (nom scientifique Viscum album) est une plante hémiparasite. Ça veut dire qu’elle se fixe sur les branches d’un arbre pour en tirer de la sève, mais qu’elle fait aussi sa propre photosynthèse avec ses feuilles vertes. Elle ne tue pas l’arbre d’un coup, mais elle lui prélève une partie de son énergie.

Sur quels arbres pousse-t-il ?

Le gui préfère les feuillus : pommiers, peupliers, tilleuls, aubépines, parfois saules ou érables. Il est plus rare sur les conifères, mais on peut en trouver sur certains pins.

Comment le gui s’installe-t-il ?

Les oiseaux, surtout les grives et les fauvettes, mangent les baies du gui (blanches, gluantes) et en recrachent ou défèquent les graines sur les branches. Ces graines collantes s’accrochent à l’écorce, germent et pénètrent peu à peu dans le bois pour s’y installer.

Est-ce dangereux pour l’arbre ?

Un peu de gui, c’est généralement supportable. Mais quand il y en a beaucoup, le gui pompe trop de sève, ralentit la croissance, fragilise les branches, et peut rendre l’arbre plus sensible au gel ou aux maladies.

L’élagage manuel est le seul moyen vraiment efficace. Il faut couper les rameaux porteurs juste derrière l’endroit où le gui est attaché, voire un peu plus loin, car il peut repartir. L’opération se fait en hiver, quand le gui est bien visible.

Le gui : pas un voleur pur et simple

Dans un écosystème sain et équilibré, le gui remplit plusieurs fonctions précieuses :

  • Nourriture pour les oiseaux : les baies blanches sont une source essentielle de nourriture en hiver pour les grives, fauvettes, merles
  • Habitat pour les insectes : certains coléoptères, pucerons ou petites chenilles ne se nourrissent que du gui
  • Perchoir et abri : dans les arbres dépouillés en hiver, le gui reste vert et dense. Les petits oiseaux s’y cachent du vent et des prédateurs.
  • Indicateur de stress : quand un arbre est trop faible, le gui s’y installe plus facilement, comme un agent naturel de sélection.

Propriétés médicinales traditionnelles : en phytothérapie, utilisé contre l’hypertension, certains troubles nerveux, et comme traitement complémentaire dans certains protocoles contre le cancer. Attention : ses baies sont toxiques en grande quantité !

Le gui est à la fois mystique, un peu inquiétant, mais bien ancré dans le cycle de la vie. Il dérange quand il est trop envahissant, mais en juste quantité, il enrichit la trame vivante de la forêt.


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